La kératose pilaire (KP) est une pathologie fréquente pour laquelle il peut y avoir un échec des thérapeutiques locaux. Devant la détresse psychologique que celle-ci peut engendrer, il est légitime de se poser la question de la place des agents physiques.
Une revue de la littérature a permis de mettre en exergue les différents traitements ainsi que leurs axes d’amélioration et leurs effets secondaires possibles.
Un essai thérapeutique a été effectué en utilisant le laser fractionné non ablatif associé. L’utilisation des lasers Q-Switched 1064 nm, Alexandrite 755 nm et du CO2 ablatif peut être une alternative avec une satisfaction d’une majorité des patients. L’utilisation du laser fractionné non ablatif permet de limiter les effets secondaires.
La kératose pilaire
Elle se caractérise par une hyperkératinisation des orifices folliculaires. Cliniquement, des papules sont visibles, une hyperpigmentation, des érythèmes périfolliculaires ainsi qu’un prurit. La KP peut entraîner une détresse psychologique chez certains patients.
FITZPATRICK a ainsi défini en 1975 différents phototypes de peau, du phototype I le plus clair au phototype IV, puis en 1988 les phototypes V et VI furent intégrés.
L’intérêt médical et l’approche concernant les phototypes foncés sont récents. Face, dans certaines situations, à la résistance des traitements locaux dans la kératose pilaire, d’autres approches doivent être envisagées.
Clinique de la kératose pilaire
Les lésions siègent principalement sur les bras, le tronc et les cuisses. Le traitement de la kératose est souvent combiné et doit être adapté au type de peau, notamment au phototype.
La kératose pilaire se caractérise par des particularités histologiques : un infundibulum folliculaire dilaté, associé à une accumulation de kératine et à un infiltrat lymphocytaire évocateur d’un processus inflammatoire.
Sur le plan dermatoscopique, on observe un duvet avec des ectasies vasculaires et un érythème périfolliculaire (1). De nombreuses études ont montré qu’il existait différentes alternatives thérapeutiques dans le traitement de la kératose pilaire.
Traitements topiques
En première intention, les soins locaux peuvent être proposés : émollients contenant de l’urée, acide salicylique, rétinoïdes et/ou dermocorticoïdes locaux. L’utilisation de l’acide glycolique à haute concentration a également montré son efficacité pour l’amélioration de l’aspect pigmentaire et la diminution du nombre de papules (2).



