Les injections de produits de comblement à base d’acide hyaluronique (AH) occupent aujourd’hui une place importante en médecine esthétique. Leur profil de sécurité est excellent, mais elles exposent à des complications vasculaires artérielles, rares et potentiellement graves, pouvant conduire à une nécrose cutanée ou, plus exceptionnellement, à une atteinte ophtalmologique irréversible (1,2).
L’approche anatomique classique repose sur des connaissances empiriques avec des trajets vasculaires moyens. Or la variabilité interindividuelle – et même intra-individuelle – du trajet, de la profondeur, des variations anatomiques et des rapports des vaisseaux faciaux limite la notion même de « zone sûre » (1). L’échographie haute fréquence (EHF) couplée au Doppler couleur permet au contraire de visualiser directement l’anatomie réelle du patient.
En médecine esthétique, elle sert déjà au repérage vasculaire ...



