Il apparaît que l’essor de la médecine esthétique et anti-âge s’accompagne d’un défi clinique majeur : l’identification des patients souffrant de dysmorphophobie (Body Dysmorphic Disorder – BDD) ou de comportements addictifs aux interventions. La préoccupation devient croissante.
Pour le praticien, l’enjeu n’est plus seulement technique mais il repose sur une évaluation psychologique rigoureuse afin de garantir la pertinence des soins.
La prévalence de la dysmorphophobie est nettement plus élevée en consultation esthétique qu’en population générale, certaines études cliniques (comme celles de Crerand et al.) l’estimant entre 5 % et 15 % de la patientèle. Ces patients présentent une préoccupation excessive pour un défaut physique mineur, voire imaginaire, entraînant une détresse sociale significative....


