L’utilisation prolongée de ces filtres est corrélée à l’émergence de la « Snapchat dysmorphia », un trouble où les patients sollicitent des interventions esthétiques pour ressembler à leur image numérique altérée.
En limitant l’exposition des mineurs à ces représentations déformées, les autorités espèrent freiner la normalisation précoce des modifications corporelles invasives.
Un médecin esthétique sérieux est censé faire une évaluation psychologique rigoureuse lors de la consultation de jeunes adultes ou de mineurs (accompagnés). Il est crucial de déceler les attentes irréalistes induites par les réseaux sociaux.
Le praticien doit être capable de définir et expliquer les limites du raisonnable. Il doit surtout savoir refuser un acte lorsque celui-ci lui parait inapproprié ou dangereux en fonction du contexte. L’éducation thérapeutique en matière de soins esthétiques médicaux est un rôle important. Elle doit porter notamment sur la physiologie du vieillissement et la réalité de la structure du visage (ou du corps) face aux « distorsions numériques ».


