Rajeunissement du visage et du corps par fils tenseurs resorbables

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La pose de fils tenseurs suscite un engouement croissant en esthétique médicale. L’objectif est de repositionner les zones affaissées du visage, du cou ou de certaines parties du corps en implantant des fils résorbables ou permanents, sous la peau pour obtenir un effet liftant.

Le vieillissement de la peau est un processus naturel et inéluctable résultant de la combinaison de facteurs génétiques et de facteurs environnementaux, au premier plan desquels se trouve l’exposition aux ultraviolets (vieillissement photo-induit). Au cours du vieillissement, la peau devient plus rêche au toucher, s’affine, perd de son élasticité et sa laxité augmente (par raréfaction de la production de collagène et d’élastine), ce qui se traduit par un affaissement des tissus vers le bas ou ptôse. Avec l’âge, le visage perd son ovale et s’empâte par glissement du tissu adipeux sous-cutané vers le bas, des rides et des plis cutanés apparaissent sur le visage et le cou, ainsi que sur d’autres parties du corps.

Bien vieillir en retardant le plus possible les stigmates du temps est devenu maintenant une exigence légitime et réaliste. Si le lifting chirurgical reste une méthode qui conserve certaines indications, l’implantation de fils tenseurs pourvus de points d’ancrage sous-cutanés, permanents ou résorbables, ne cesse de se développer ces dernières années comme alternative médicale à la chirurgie. L’avantage indéniable théorique de cette technique mini-invasive est qu’elle permet de mieux répondre à la demande actuelle des patients, qui souhaitent remettre en tension les tissus relâchés avec un résultat naturel, sans chirurgie ni anesthésie générale, ni éviction sociale. Contrairement aux injections de produits de remplissage, cette technique repositionne les volumes sans en rajouter. Dans la majorité des cas, lorsque la sélection des candidats est bien faîte, les résultats sont satisfaisants.

Le but de cet article est de présenter les grandes lignes de ce traitement à visée rajeunissante parla technique, encore récente, des fils résorbables de nouvelle génération, ainsi que les principales raisons qui motivent ce choix.

Une alternative médicale au léger lifting chirurgical

Tous ces fils (résorbables ou non) sont analogues aux fils de suture chirurgicaux, donc connus et biocompatibles.
Ces deux techniques ont en commun d’être un acte ambulatoire rapide, peu risqué entre des mains expérimentées, avec pas ou très peu d’éviction sociale et un coût raisonnable. Toutefois deux conceptions s’opposent : les partisans du fil résorbable et ceux du non résorbable. Les fils permanents sont préférés par certains praticiens du fait de leur pérennité, qui permettrait un résultat durable et de la possibilité de les retendre après 3 ans en moyenne sans ajout de nouveaux fils grâce à la technique française Easylift® [1]. Cependant, ces fils non résorbables demeurent dans les tissus dermiques du patient en tant que corps étrangers. Leur persistance in situ présente un risque de complications à long terme ou de phénomènes inflammatoires à retardement, par exemple la formation de granulomes. En cas d’inconfort ou d’insatisfaction des résultats, il est théoriquement possible de les retirer, mais ce geste est délicat. Leur pose nécessite des petits gestes interventionnels cutanés (incision, suture, petit décollement du cuir chevelu …).

Ces dernières années sont apparues des fils en matériaux qui se résorbent totalement après avoir joué leur rôle tenseur et régénérant. Ce sont ceux qui nous intéressent ici. Leur avantage est double : premièrement, à terme, aucun corps étranger ne subsiste dans l’organisme puisqu’ils s’éliminent seuls et deuxièmement, ils peuvent être renouvelés sans limite. Leur résorption naturelle se fait par hydrolyse c’est-à-dire par dissolution progressive du fil au contact des fluides corporels. Leur élimination est complète sur quelques mois (6 à 9 mois selon les produits employés) mais les résultats visibles perdurent au-delà de sa résorption totale comme nous le montrerons plus loin. Nous avons à notre disposition deux types de fils résorbables : les fils de maillage et les fils tenseurs aux indications et aux objectifs bien différents. Nous ne ferons que mentionner ici les fils de maillage résorbables ou mésofils indiqués chez les patients dans la trentaine dont la peau commence à perdre de son maintien sur le visage ou le corps [2]. D’origine coréenne, ces mini-fils lisses en polydiaxonone sont insérés en maillage sous-cutané sur la région à traiter. Ils se résorbent généralement en 6 mois en créant une réaction inflammatoire qui va ainsi stimuler la production d’un nouveau collagène. Si leur rôle n’est pas négligeable pour redensifier la peau et lui donner un coup d’éclat, en revanche ces fils à surface lisse n’ont aucune action d’élévation sur la ptose des tissus, à la différence des fils crantés le plus souvent employés. L’implantation de fils tenseurs résorbables sous la peau est actuellement proposée comme une alternative mini-invasive et totalement réversible au lifting chirurgical, sous réserve d’en respecter les indications très précises. Cet article a pour but de rappeler les points essentiels du traitement par fils tenseurs résorbables, en y ajoutant quelques éléments personnels issus de mon expérience clinique encore récente.

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À propos de l’auteur

Catherine DE GOURSAC

Le docteur Catherine de Goursac est une pionnière de la médecine esthétique qu’elle pratique dans son cabinet parisien. Auteure de nombreuses publications scientifiques en langue française, anglaise et russe, elle présente sa vision prospective, chaque année depuis 25 ans, dans les congrès internationaux de médecine esthétique et Anti-Age, sujets qui la passionnent. Le Docteur Catherine de Goursac a publié de nombreux ouvrages destinés au grand public, notamment : « tu as bonne mine ce matin » aux Editions J lyon, « La médecine anti-âge », « L’esthétique au masculin » aux Editions Ellebore et « Les secrets de la dermonutrition » chez Vuibert. Elle est Membre du conseil d’Administration de l’AFME (Association Française de Médecine Esthétique) et de la FSMEA (Fédération Syndicale des Médecins Esthétiques et Anti-Age).

11 commentaires

  1. Jumpingazelle le

    Bonjour, j.ai 52 ans et travaille avec un public, je dois donc toujours être au top, j’aimerais me faire poser des fils resorbables mais si le résultat ne dure pas longtemps c’est dommage, de plus j’ai le visage qui réagis plus fort que la moyenne, je m’explique, quand je me faire faire des injections à l’acide hyaluronique, j.attrape facilement des hématomes, ce qui fait que j’ai très peur de poser les fils, autre questions : j’ai une dermatologue qui est excellente mais commence seulement, dans beaucoup d.articles on lit qu.il faut quelqu’un de très experimente…

  2. Les deux réponses sont intéressantes. J’ai 30 ans et je souhaite poser des fils résorbables.
    J’ai deux questions. Je lis qu’il existe différents types de fils (pdo, ou acide l-polylactique), les fils pdo ne permettant pas de tracter les tissus. Ils seraient donc plus utiles après avoir posé des fils tenseurs en pla? Quels sont les fils qui ont une tenue plus longue parmi les fils en pla?
    Je lis sur Internet que les résultats ne durent pas au delà de 6 mois et dans certains cas, la technique ne fonctionne pas.
    J’ai une peau fine blanche. Et je veux faire poser des fils sur le bas du visage. Des injections d’acide hyaluronique mal faites par un médecin ont changé l’ovale de mon visage. Avant ça, j’avais fait une séance de laser co2 fractionné (il y a trois ans) par une dermatologue et ma peau au coin des lèvres ne s’en est pas remise.
    Après ces échecs qui m’ont fait beaucoup souffrir (dépression) je place beaucoup d’espoir dans cette technique. Mais je suis inquiète de lire qu’elle est en cours d’évaluation.
    Concernant la technique des fils permanents, il serait bien d’informer les gens que seulement 2 médecins sont formés pour le faire sans risque. Moi, je ne le ferai pas.

    • Catherine DE GOURSAC
      Catherine de Goursac le

      Bonjour Madame,
      merci de message.
      Les fils peuvent être combinés et les études montrent une tenue supérieure à ce que vous décrivez.
      Le mieux est tout de même de vous examiner afin de déterminer si cette technique peut vous convenir.
      Bonne journée

      Dr Catherine de Goursac
      81 avenue Niel
      75017 Paris

  3. Bonjour Docteur,
    merci déjà pour ces informations cependant j’aimerais savoir ce que vous vous conseillerez entre résorbables et définitifs? Ma principale préoccupation est effectivement de savoir après combien de temps peut on tomber enceinte après une pose de fils crantés? peut on se les faire poser étant enceinte?
    je vous remercie.
    Cordialement

  4. Bonjour Catherine,

    Ton article est très intéressant.
    Je me permets d’apporter quelques corrections qui me paraissent indispensables.

    Je ne m’étendrai pas sur les fils resorbables tenseurs dont la puissance et la durabilité avaient été largement surestimées par le laboratoire et l’est toujours par qq médecins imprudents ou manquant encore d’expériences : j’avais pourtant bénéficié de la fabrication d’une série spéciale de 20 cônes il y a 3 ans, plus performants mais se révélant guère plus durables au final.
    Quant à la fibrose résiduelle, celle-ci relève uniquement du marketing, sujet abordé énergiquement à l’Imcas de cette année lors de la cession sur les fils dans laquelle je suis intervenu, par le Docteur TURKEVICH modérateur qui fustigeait les orateurs annonçant une durée fantaisiste et non documentée et les exhortait à apporter une preuve scientifique.
    Et de quel collagène s’agit-il : le I ou du III cicatriciel et non souhaité ? sujet bien délicat aussi.

    Mes commentaire concernent surtout les fils permanents que j’utilise à présent depuis 15 ans, ce qui m’autorise un avis.

    1. Sur quelle base scientifique t’appuies-tu pour annoncer des complications à type de granulomes ?
    J’en suis à plus de 500 poses sans aucun granulome et ne suis pas le seul en France.
    Il y a de par le monde des tonnes de fils utilisés, plus ou moins fantaisistes et à la sécurité aléatoire, alors que trois seulement sont autorisés en France.
    Brandir le spectre des effets indésirables à type de granulome bien connus des injectables permanents dès que l’on implante un matériel médical, qui plus est solide, au seul prétexte qu’il est permanent alors qu’aucune étude n’a encore procédé à une analyse fine (relation entre la chimie précise du fil, type d’implantation, et analyse histo de la réaction,..) me fait penser à un procès en sorcellerie par peur d’aller de l’avant.
    L’analyse est certes complexe mais permet d’éviter l’amalgame.

    2. Quant à la difficulté de retirer des fils permanents, elle ne l’est que pour les médecins inexpérimentés, ceux-là même qui posent mal les fils et doivent donc les retirer.
    Pourquoi dès lors les retireraient-ils mieux qu’ils ne les posent ?
    Le problème de la qualité de formation est bien réel.

    3. Enfin la retension n’a rien de systématique, dépend des fils et de la technique de pose : j’ai des patientes opérées en 2006 avec un résultat encore présent, ce que même un lifting chirurgical ne permet pas.

    4. J’ai présenté à Paris en 2010 une étude rétrospective sur 2 ans, multicentrique (issue de 5 médecins membres de la SOMEREFS ) et 110 patients ( la plus importante jamais réalisée à l’époque ) : bilan efficacité et innocuité des fils permanents. L’étude n’a pas été publiée mais chacun pourra la consulter sur le site éponyme.
    Concernant l’innocuité : une infection. C’est certes trop, mais n’a rien à voir avec l’ampleur des soit-disant catastrophes décrites complaisamment mais jamais documentées par les vendeurs de fils résorbables.

    • Catherine DE GOURSAC
      Catherine DE GOURSAC le

      Je vais essayer de te répondre :

      Effectivement il n’y a pas beaucoup de littératures sur les fils résorbables ou non résorbables et on parle régulièrement de manque de recul sur les uns et les autres même si cela fait plus de 15 ans que les non- résorbables sont utilisés. Dans les articles on note tout de même un warning sur les risques inflammatoires, ce que je pense me devoir de reporter.
      Je comprends ta position car tu as l’expérience des fils non – résorbables et il est toujours intéressant d’avoir le retour des personnes expérimentées.
      Ceci dit ayant été assez échaudée par les fillers permanents et parfois 15 ou 20 ans après leur implantation, je préfère opter pour du tout résorbable.

      Il me semble justifié de préférer l’utilisation de produits dégradables pour les praticiens peu expérimentés, qui, malgré leur relative courte durée de vie in situ apportent aux patients sécurité (même si cette technique relativement jeune en esthétique est encore en cours d’évaluation et de perfectionnement) . Les fils résorbables majoritairement implantés ont pour principal composant : l’acide L-polylactique(PLA), utilisé depuis longtemps en médecine esthétique comme implant injectable volumateur de longue durée. L’acide polylactique est le seul produit de comblement ayant obtenu une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en France pour corriger les lipoatrophies faciales iatrogènes chez les patients infectés par le VIH.
      Dans la littérature j’ai tout de même trouvé ceci:
      1- Chronic Inflammatory Reaction After Thread Lifting: Delayed Unusual Complication of Nonabsorbable Thread http://journals.lww.com/dermatologicsurgery/Fulltext/2015/04000/Chronic_Inflammatory_Reaction_After_Thread.13.aspx
      For the past several years, the authors have favored the use of nonabsorbable polypropylene thread for lifting because of its durability. However, some authors report several delayed complications after using this thread type, including foreign body granuloma and great auricular nerve neuropathy.
      2- Ann Plast Surg. 2009 May;62(5):482-5.Outcomes in threadlift for facial rejuvenation.Garvey PB1, Ricciardelli EJ
      Thirty-one percent of patients required revisional surgery for cosmetic reasons an average of 8.7 months after their threadlift. Eleven percent of the patients ultimately required removal of palpable threads.

      3- Dermatol Surg. 2010 Mar;36(3):348-54.Incidence of complications and early recurrence in 29 patients after facial rejuvenation with barbed suture lifting. Rachel JD
      Analysis demonstrated that adverse events occurred in 69% and early recurrence in 45% of the patients in the study group

      Quant à la difficulté de retirer les fils ; je pense que tu as raison et qu’il ne faut que ce soit effectué que par les mains d’un professionnel experimenté comme toi ou Guillot.

      En ce qui concerne la présentation que tu as faite sur l’étude multicentrique sur un nombre conséquent de patients, il est dommage que tu ne l’ai pas publiée pour faire part de ton expérience

      En outre, concernant la fibrose des fils non résorbables, les histologies pour des fils de PDO et
      d’acide polylactique aux congrès (Barcelone en octobre 2015 et Miami en novembre 2015 ) montre une fibrose à 6 mois et à 9 mois. Ces résultats me suffisent à en parler dans le papier. Bien sur par analogie, on sait que le New Fill ou le Sculptra , acide polylactique, ont une résorbtion à 3 ans.
      J’ai pu récupérer les histo montrées à Barcelone à 9 mois et qui objective un collagène I et III avec une majorité de type I
      Biological response to thread implantation:
      An histological study is ongoing to investigate the effect of the Silhouette Soft thread implantation evaluating in particular the effect on collagen production and persistence of the thread in the tissue.
      (ongoing study by Italian investigators, unpublished)
      Design:
      • Silhouette Soft was implanted on the flanks of 2 patients and biopsies were taken at
      3, 6, 9 and 12 months.
      • Collagen was measured using light microscopy and polarized light microscopy. Type I and type III collagens were visualized using specific staining Picro Sirius Red (PSR)
      • Results available at 3, 6 and 9 months, 12 months to follow
      • At 9 months Silhouette Soft was shown to induce more type 1 collagen production.
      • The study evidences a long lasting effect, a strong collagen stimulation after 9 months

      Il y a bien sur l’l’étude de Savoi (Happy-lift) sur un petit nombre de cas sélectionnés met en évidence une fibrose autour des fils (histo+écho) 2 à 6 mois post-acte
      Savoia A, Accardo C, Vannini F, Di Pasquale B, Baldi A. Outcomes in thread lift for facial rejuvenation: a study performed with happy lift™ revitalizing. Dermatol Ther (Heidelb). 2014 Jun;4(1):103-14.

      Dans le dernier Réalités en chirurgie plastique, février 2016, n°14, « réponse aux questions que l’on se pose à propos des fils tenseurs » compte rendu d’une table ronde avec P Nicolau, L Benouaiche, H Cartier, B Cornette de Saint Cyr, JJ Deutsch, G Beilin, C Lemmel, A Butnaru, E Bartoletti. Conclusion : les résultats seront naturels et les effets secondaires sans conséquences. Il semble que la réponse apportée par les cônes réponde bien à ces exigences nouvelles de pérennité des résultats.

      J’acte tout de même que les données actuelles de la littérature sur les fils résorbables de dernière génération sont peu abondantes et sont le fruit d’expériences personnelles de quelques praticiens présentant des résultats positifs après l’implantation d’une seule marque de fils
      Des études cliniques valides sont donc nécessaires pour optimiser cette pratique et évaluer à plus long terme la sécurité d’emploi.

      J’espère avoir répondu à tes questions et suis désolée d’avoir suscité une telle réaction de ta part, mon objectif n’était pas celui là mais plutôt de dire que l’on peut poser des fils ; résorbables ou non selon ses convictions et son expérience car il y existe encore une grande réticence de la part des confrères.

    • Moisset Michelle le

      Bonjour, j’ai 61 ans, la technique m’intéresse…. puisque encore escompter un résultat sur l’ovale du visage….. merci de votre réponse. J’habite près de Vannes, avez-vous un confrère à me recommander.

      • bureau AFME
        bureau AFME le

        Cela dépend de la qualité de votre peau (si elle est encore tonique et épaisse, cela sera plus facile) et du degré de relâchement.
        Vous pouvez rechercher un médecin sur ce site en utilisant le service approprié (dans la barre de menu du haut : « Trouver un médecin »).

      • Bonsoir Madame,
        Je vais essayer d’être plus précis.
        Seule une élasticité très insuffisante pourra être le facteur limitant à l’utilisation des fils tenseurs à partir de 55/60 ans. En effet une peau présentant beaucoup de rides (souvent dues au soleil) présentera alors le risque de voir les rides changer d’axe de tension sous l’effort des fils en les positionnant dans une orientation non naturelle qui attirera encore plus l’œil.
        Mis à part ce point, toutes les autres peaux bénéficieront avantageusement et longtemps de l’utilisation de fils tenseurs, qu’elles soient fines ou épaisses, pigmentées ou pas, très ou peu relâchées.

    • Bonsoir , je me suis faite place des fils tenseurs resorbable j’en suis oas du tout satisfaite car le resulta et pas fu tout a la hauteur presque rirn a changer dur mon visage , je pense passer au fils permanent

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