Compléments alimentaires et ménopause

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Selon l’Agence de Sécurité Sanitaire des Aliments.
« le concept de complément alimentaire est relativement récent. Il a été défini par la directive 2002/46/CE du Parlement européen, transposée par le décret du 20 mars 2006 : on entend par compléments alimentaires les denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés… ».

La législation précise également qu’ils sont « commercialisés sous forme de doses, à savoir les formes de présentation telles que les gélules, les pastilles, les comprimés, les pilules et autres formes similaires, ainsi que les sachets de poudre, les ampoules de liquide, les flacons munis d’un compte-gouttes et les autres formes analogues de préparations liquides ou en poudre destinées à être prises en unités mesurées de faible quantité. »

Ceci posé, il reste à savoir si, dans le cadre ici défini de la ménopause :

  • ils sont vraiment utiles à la santé ou au bien-être ?
  • et si oui, existe-t’ il un profil féminin particulier ?
  • comment les prescrire ?
  • à quelle heure (si une chronobiologie existe ici) ?
  • à quelle dose ?
  • pendant combien de temps ?
  • et dans quel environnement thérapeutique (s’il existe un traitement concomitant) ?
  • peut-on prescrire « à l’aveugle », ou faut il demander des tests autant que faire se peut ?
  • existe-t-il des besoins particuliers liés à la ménopause ?
  • peut-on prendre des compléments réunissant plusieurs produits ?
  • l’automédication a-t’elle un sens ?

Toutes ces questions nous avertissent déjà que ce sujet est délicat.

Les catégories de compléments alimentaires que nous verrons sont :

  • les antioxydants dont les vitamines et les minéraux, oligoéléments.
  • les plantes
  • les acides gras.
  • les neurotransmetteurs.

La Commission Européenne (1) s’est penchée sur le sujet et a lancé des recommandations et avertissements, dont certains sont fort judicieux comme nous le verrons, en particulier sur l’innocuité de certains compléments.
La France est un des pays européens les plus consommateurs en ce domaine et une certaine anarchie règne ; notre rôle de médecin, particulièrement à la ménopause, est d’informer et d’avertir, en éduquant si nécessaire.
Il est certain que des compléments peuvent être utiles, nécessaires parfois, jamais suffisants, mais certainement dangereux de temps en temps.
Cette dangerosité peut venir d’une indication erronée, d’un surdosage, d’une synergie inappropriée.

Setting of maximum supplement levels

Market size

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Tout d’abord on peut évoquer les effets éventuels que nos patientes vont chercher dans ces compléments :

  • lutter contre les bouffées de chaleur
  • contre l’ostéoporose
  • améliorer l’humeur
  • favoriser le sommeil
  • prévenir les affections cardiovasculaires
  • prévenir les affections neurodégénératives
  • améliorer leur aspect cutané et corporel…
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À propos de l’auteur

Claude DALLE

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