Rapports de problèmes cliniques après injection d’un acide hyaluronique

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L’acide hyaluronique (HA) pourrait être le produit de comblement de ride idéal si sa demi-vie n’était pas aussi courte, et particulièrement dans la peau. En effet, le cycle métabolique de l’HA dans la peau est de 3 jours maximum. Pour en pérenniser l’effet, il a fallu réticuler les fibres ou la poudre d’HA. Ceci entraîne bien entendu une modification de la structure tridimensionnelle de la molécule native.

Depuis 1995, date des premiers essais avec les gels d’HA réticulé, on nous enseigne d’injecter dans le derme superficiel, moyen, profond…(Réf 1)

Certains gels ne sont pas adaptés à l’injection dans le derme superficiel, voire dans certaines zones anatomiques. Nous rapportons ici 2 cas d’effets secondaires sévères sur injection d’un des derniers gels d’HA apparu sur le marché européen. Nous avons suivi ces 2 patients, les ayant injectés nous-même au sein de notre cabinet.

MATÉRIEL

Le gel utilisé dans les cas rapportés est le gel Vycross®, Laboratoire Allergan-Pringy, France. Lorsqu’on épluche la notice d’emploi, on constate que textuellement il y est écrit que le gel peut être injecté dans le derme superficiel ou moyen.

Il est indiqué pour la correction des rides fines et moyennes. Il est aussi indiqué pour le traitement des lèvres, en injection intra muqueuse, ainsi que les défauts et autres asymétries. (Réf 2)

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À propos de l’auteur

Patrick MICHEELS

Patrick Micheels est médecin généraliste, spécialisé en médecine esthétique depuis plus de 25 ans. Il est consultant et/ou formateur pour les grands fabricants de toxine botulique et de gels d’acide hyaluronique. Il est auteur de très nombreux articles scientifiques publiés tant en français que dans les grandes revues scientifiques anglophones. Il a participé à 2 études cliniques sur les acides hyaluroniques en collaboration avec l’Université de Genève.

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