Le mésolift en 2010

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Le mot « mésolift » est apparu fin des années 1990. Il ne s’agit, bien entendu, nullement de concurrencer la chirurgie et ses liftings. Ici, il s’agit d’amélioration de la qualité de la peau, de sa tonicité, de sa plasticité ou élasticité et de son hydratation. Par ce biais, il y a un effet lutte contre le vieillissement que l’on nomme actuellement « réjuvénation ».
Au départ, n’étaient, à notre disposition, que des médicaments enregistrés officiellement, au moins dans le « Vidal », équivalant, en France, à notre Compendium Suisse des Médicaments.
Actuellement nous avons à notre disposition d’innombrables préparations toutes faites, ou que l’on peut éventuellement mélanger à d’autres produits. Ces préparations sont théoriquement des dispositifs médicaux enregistrés, possédant le label CE (qui n’est qu’une garantie de qualité de fabrication, rappelons-le, et non une garantie de sécurité d’emploi). Certains mélanges ou indications ne sont pas reconnus pas les fabricants.

TECHNIQUES D’INJECTION (1)

En mésothérapie esthétique, il existe différentes techniques d’injection.
Au niveau du visage, dans le cadre du mésolift, 3 techniques sont essentiellement pratiquées.

IED

Technique non sanglante, superficielle, elle est le résultat d’un léger va et vient dans l’axe de l’aiguille, avec légère pression continue sur le piston, permettant le dépôt du produit dans l’épiderme.

IDS

C’est l’injection la plus classique en mésothérapie : Intra Dermique Superficielle. Elle correspond à l’ancienne dénomination « nappage ».
L’aiguille entre et sort de la peau dans un mouvement continu, comme une machine à coudre. Le mouvement vient du poignet et non de la main.
L’ensemble « main-seringue-aiguille » court littéralement sur toute la surface de la peau, le doigt posé sur le piston, indexe ou pouce suivant le maintien de la seringue exerçant une légère pression continue sur le piston (1)

IDP

Ici, de petites papules de produits sont réalisées au niveau dermique moyen, chaque point étant séparé du suivant de +/_ 0.5 à 1 cm. C’est la technique Point Par Point ou Intra Dermique Profonde ou micropapules.
Cette technique peut aussi s’appliquer à des injections plus profondes comme celles utilisées pour la Mésothérapie Ponctuelle Systématisée ou la Mésoperfusion. (1)

Il est très intéressant de combiner IDS et IDP dans les zones très déshydratées. On apporte une quantité plus importante de produit par IDP, tout en stimulant un maximum le derme et en couvrant une large surface par IDS.

Quadrillage ou Criss-Cross

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À propos de l’auteur

Patrick MICHEELS

Patrick Micheels est médecin généraliste, spécialisé en médecine esthétique depuis plus de 25 ans. Il est consultant et/ou formateur pour les grands fabricants de toxine botulique et de gels d’acide hyaluronique. Il est auteur de très nombreux articles scientifiques publiés tant en français que dans les grandes revues scientifiques anglophones. Il a participé à 2 études cliniques sur les acides hyaluroniques en collaboration avec l’Université de Genève.

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