PhotobiomoduLation Led : une chance en dermatologie et médecine esthétique

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UN ESSAI POUR COMPRENDRE

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L’histoire de la photobiomodulation commence par un chemin de traverse. En 1967, Le Dr Endre Mester, veut démontrer que le laser ne provoque pas de cancer.

Avec une expérience princeps, il décide d’irradier (avec un laser rubis en basse énergie) un lot de rats préalablement rasés par rapport à un autre lot non traité, il en démontre l’innocuité. The biomedical effects of laser application. Dr Endre Mester MD1, Andrew F. Mester MD2 and adam Mester MD3. Lasers in surgery and Medicine volume 5. Issue 1. Pages 31-39, 1985.

Bien plus, la repousse inattendue de la pilosité est bien le résultat d’un phénomène ignoré, nouveau : la photobiomodulation (PBM). Depuis, de nombreux travaux menés sur la cicatrisation avec le laser Hélium Néon voilà près de 30 ans, ont ouvert la voie à de nombreuses indications.Rougeur, chaleur, douleur ? Ils ont changé notre regard sur l’approche de l’inflammation.

Les 3 phases classiques de la cicatrisation

inflammation : 3 à 4 jours, prolifération, 19 à 23 jours, remodelage entre 6 mois à un an. Font intervenir de nom- breux contingents cellulaires : mastocytes, macrophages, neutrophiles. Lesquels libèrent des facteurs proinflam- matoires (cytokines, chemokines) et d’autres,anti-inflammatoires chimiotactiques.

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Elle résulte d’un dialogue dermo-épidermique comme le suggère le Pr Grimaud entre les cellules dermoépidermiques et avec la matrice extracellulaire.

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C’est ce dialogue qui est modulé par la lumière de basse énergie. Sa vocation est informationnelle. Les études in vivo en PBM Led démontrent (en différentes longueurs d’onde (630 et 830 nm) qu’une phase inflammatoire (indispensable à la prolifération) est induite plus rapidement et précède une phase proliférative plus longue et plus précoce.

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R.Glen Calderhead l’appelle « le Paradoxe de la Photothérapie LED. »

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Photos Dr Pelletier-Aouizerate Michèle

Femme de 49 ans après séance de photothérapie dynamique pour un douleur importante (zone très sensible) calmée rapidement par le protocole 4 séances espacées de 1 à 2 jours : en PBM seule.

Led : Paramètres : 630 et 590 nm, CW, 12 joules, 6 min + 630 nm, PW, 8j, DP 30mW/cm² (P3 630+590 nm, CW, 32J, 16 mn, DP 100mW/cm²).

A la notion d’action anti-inflammatoire, il faut plutôt préférer un nouveau terme : La « Bioinflammation ». Elle consiste en une modulation orchestrée par un meilleur dialogue (ou « coss-talk » cellulaire) du processus conduisant à la réparation.

Notre approche en termes de communication permet d’aborder le problème cicatriciel sous un autre angle : par exemple la chéloïde.

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Jeune homme de 23 ans. Chéloïdes du torse 3 C02 + Corticoïde intra lésionnel+ LED 4 séances

Jeune homme de 23 ans. Chéloïdes du torse 3 C02 + Corticoïde intra lésionnel+ LED 4 séances

La PBM est le processus par lequel des longueurs d’onde spécifiques sont absorbées par des photo-accepteur cellulaires déclenchant des processus de signalisation majeurs pour les échanges biologiques cellulaires Impliqués dans la fonction de prolifération, réparation et régénération. (Tous les domaines de la médecine)

Le photo-accepteur est certes la partie terminale de la chaine respiratoire mitochondriale…  La  cytochrome C oxydase, mais aussi la membrane cellulaire. La PBM altère le système redox et avec lui de nombreuses voies de signalisation intracellulaire et leur transcription dans plusieurs directions possibles : Adhésion cellulaire, migration, prolifération, prévention de l’apoptose.

Sa sensibilité pour la gamme comprise entre le rouge et le proche infrarouge. Implique une qualité particulière du signal mitochondrial dit « rétrograde ».

Tout  se  passe  comme  si  la  MTC,  par  des  variations (différentiel potentiel de membrane cellulaire et MTC, taux  de  ROS,  taux  de  CA++  intracellulaire  et  MTC, photodissociation  du  monoxyde  d’azote,  Ph,  Fission fusion/homéostasie renseigne le noyau de l’état environnemental).

Que faut-il entendre par environnement ?

Tout ce qui modifie la physiologie cellulaire à 3 étages : moléculaire, cellulaire, tissulaire. Ceux- ci sont étroitement liés ; ils représentent les 3 facettes d’un même phénomène.

Ces paramètres « différentiels » sont autant de signaux qui avertissent le noyau de la situation extérieure à un instant T. Lui-même transcrit de nouvelles synthèses en fonction de la lecture du signal. La régulation de l’expression des gènes nucléaires pourrait être partie prenante  dans cette notion d épigenèse.

Le milieu extérieur influe sur notre patrimoine génétique. La PBM (De par la fonction de photo-accepteur de la MTC) intègre cette nouvelle donne.

QUELS OUTILS EN PRATIQUE CLINIQUE ?

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À propos de l’auteur

Michèle PELLETIER

Avec une longue expérience de 30 ans dans la dermatologie, angeiologie et anti-vieillissement.J’ai naturellement commencé à me spécialiser dans la technologie laser en créant un centre dermo-esthétique et de regeneration cellulaire. Après 20 ans de pratique de thérapie par la lumière, j ai explore d'autres domaines comme la radiofréquence et d'autres sources de lumière comme les effets non thermiques des diodes électroluminescentes.Depuis 2010, j essaie de remplir au mieux mes fonctions de presidente de l'European Led Academy ; Association de recherche federant de nombreux acteurs : medecins , ingenieurs ,paramedicaux utilisant la low level laser therapy.(ou Photobiomodulation).

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