Que peut-on attendre des traitements par LED ?

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Minuscules fées lumineuses en cascades de guirlandes sur les arbres de Noël. Prévenant les dangers de la rue comme des Saints-Bernard déguisés multicolores, les diodes électroluminescentes font désormais partie de notre environnement. ce que l’on sait moins, c’est qu’elles savent soigner notre peau…

LES DIODES ÉLECTROLUMINESCENTES ET LES SEMI-CONDUCTEURS

L’électroluminescence est un phénomène tout à fait intéressant. Il s’agit de l’émission de lumière non thermique par un semi-conducteur à une longueur d’onde donnée quand il est traversé par un courant électrique de faible voltage… (1 à 3 volts).

Le spectre d’émission se situe entre 400 et 830 nanomètres (du violet a l’infrarouge proche). Il n’y a pas d’ultraviolets.
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La couleur émise dépend du semi-conducteur traversé par le courant électrique. Le mode d’émission est monochromatique, incohérent. Il est plus large que celui d’un laser mais plus étroit que celui d’une lampe.

Les règles d’émission sont les mêmes que pour les lasers et lampes : longueur d’onde, mode pulsé ou continu, durée du pulse, fluence en joules /cm2.

  • Précision d’émission dans la couleur
  • Augmentation de la brillance de la couleur.
  • Faible voltage
  • Intérêt des nanocristaux : la variation de taille du nanocrystal induit la variation d’émission de couleur.

L’effet tissulaire n’est pas induit par le chauffage de la cible (photo thermolyse sélective ou photo coagulation).
Il s’agit ici de photobiomodulation. Il repose sur l’effet photoélectrique. Résultat de l’absorption par les protéines tissulaires de la lumière à faible fluence (quelques centaines de milliwatt/cm2)

Voir notre article sur l’usage des LEDs en médecine esthétique >

LA CHAINE RESPIRATOIRE DE LA MEMBRANE INTERNE MITOCHONDRIALE

Elle constitue la cible sélective de la photobiomodulation. En effet, un complexe enzymatique clef de la respiration : le cytochrome C oxydase absorbe 2 longueurs d’onde bien connues à 2 pics : 590 nanomètres (jaune), et 630nm (rouge).

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Comme la plante qui utilise la chlorophylle pour convertir le soleil en support tissulaire, l’illumination par LED déclenche des réactions photobiochimiques intracellulaires.

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Le chloroplaste et la mitochondrie sont donc 2 sœurs « fausses jumelles » qui travaillent en sens inverse : tandem indispensable à la vie sur terre et constituant les systèmes eucaryotes.

APPLICATIONS CLINIQUES DES LEDs

Le matériel varie suivant le nombre de diodes par panneau, l’éventail de couleurs (rouge, jaune, bleu, violet) proposé, la possibilité de les combiner sur un même panneau, la puissance électrique de l’appareil et de chaque diode. Il doit comporter un marquage CE médical qui garantit la possibilité d’assurance.

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Une récente étude démontre l’intérêt de l’utilisation des couleurs jaune et rouge en vibrations simultanées et non séparées sur la stimulation du fibroblaste. (The anti-aging effect of light emitting diodes (leds) on human skin cells. jid April 2010 p 797. Dr Linda Fouque/ Vinscience 2010 collaborateur).

En dehors de l’effet anti-âge, l’inflammation, la cicatrisation et les brûlures bénéficient largement de cette nouvelle trousse d’urgence du futur.

Brûlure suite à un accident domestique

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LED de haute puissance. Paramètres : rouge et jaune pulsé 16j pendant 16 minutes

Cicatrice suite à une chute :

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LED de haute puissance. Paramètres :
rouge continu 20j pendant 20 minutes et rouge et jaune pulsé 12j pendant 12 min.

Cicatrice suite à une intervention de la Thyroïde

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LED de haute puissance. Paramètres : rouge et jaune pulsé 18j 6 min et rouge continu 20j 20 min.

Vergetures récentes

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LED de haute puissance. Paramètres :rouge et jaune continu 90j pendant 15 min.

Les lasers et les lampes, sources d’énergie lumineuse thermique utilisées en soin, doivent partager désormais leur univers avec ces nouvelles venues. Et qui sait ? dans le futur, leur laisser la place…

Voir aussi : quelle couleur de LED pour améliorer votre peau >

BIBLIOGRAPHIE

Andrei P. Sommer, Antonio L. B. Pinheiro, adam R. Mester, Ralf-Peter Franke, and Harry T. Whelan. Biostimulatory windows in low-intensity Laser Activation: lasers, Scanners, and NASA’s Light Emitting Diode Array System. Journal of clinical Laser Medicine & Surgery, volume 19, number 1, 2001.

Patricia maria do nascimento, MS, Antonio luiz b. Pinheiro, Ph.D, Miguel Angelo Castilho Salgado, Ph. D, and Luciana maria Pa-dreira ramalho, Ph.D. A preliminary report on the effect of laser therapy on the healing of cutaneous surgical wouds as a conse-quence of an inversely proportional relationship between wa-velength and intensity: histological study in rats. Photomedicine and laser surgery, volume 22, number 6, 2004.

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À propos de l’auteur

Michèle PELLETIER

Avec une longue expérience de 30 ans dans la dermatologie, angeiologie et anti-vieillissement.J’ai naturellement commencé à me spécialiser dans la technologie laser en créant un centre dermo-esthétique et de regeneration cellulaire. Après 20 ans de pratique de thérapie par la lumière, j ai explore d'autres domaines comme la radiofréquence et d'autres sources de lumière comme les effets non thermiques des diodes électroluminescentes.Depuis 2010, j essaie de remplir au mieux mes fonctions de presidente de l'European Led Academy ; Association de recherche federant de nombreux acteurs : medecins , ingenieurs ,paramedicaux utilisant la low level laser therapy.(ou Photobiomodulation).

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