Ce que ces masques peuvent (vraiment) faire
Le serrage exerce surtout une compression temporaire : il peut donner l’impression d’un visage un peu plus « dégonflé » juste après le retrait, parce que les fluides (comme la lymphe) ont été déplacés. Mais cet effet ne dure généralement que peu de temps, puis les tissus reprennent leur place naturellement. Autrement dit : ça ne « supprime » pas un double menton et ça ne lutte ni contre la gravité, ni contre le relâchement cutané lié à l’âge.
Pourquoi ça ne remodèle pas durablement la mâchoire
L’idée qu’un accessoire puisse « sculpter’ la jawline sur le long terme relève davantage du marketing que de la science. La forme du bas du visage dépend de plusieurs facteurs : génétique, qualité de la peau, graisse sous-mentonnière, posture, variations de poids et avec le temps, la peau et les tissus ont tendance à descendre. Un tissu compressif ne peut pas « reprogrammer » ces mécanismes. Ces dispositifs peuvent avoir une vraie utilité quand ils sont prescrits ou encadrés : par exemple après certaines interventions pour aider à réduire un œdème.
Les risques quand on les utilise pour l’esthétique
Portées trop longtemps ou trop serrées, ces mentonnières peuvent être problématiques : gêne respiratoire, inconfort important, marques, gonflement transitoire ou sensation de visage « boursouflé » après retrait. Non seulement le bénéfice est minime, mais l’expérience peut être désagréable…et parfois contre-productive.
Si le double menton est une gêne, mieux vaut s’orienter vers une évaluation personnalisée (peau, graisse, relâchement) et des solutions adaptées en consultant un médecin esthétique compétent.



